lundi 30 mars 2026

Réapprendre à vivre avec la chanteuse Alba Luz


Dans Prenons le temps, son second single, Alba Luz transforme l’urgence contemporaine en un acte de résistance douce. Sa voix enveloppante agit comme un antidote au souffle coupé permanent de nos existences accélérées : elle nous apprend à avoir le souffle coupé… de joie, d’émotion. C’est une chanson qui ne prêche pas la slow life comme une mode, mais comme une reconquête de l’âme.



Après L’Usurpateur (qui parlait frontalement du cancer d’une proche), Alba Luz livre avec Prenons le temps une réponse lumineuse et presque vitale : face à la fragilité de l’existence, il ne reste plus qu’à réapprendre à vivre pleinement. C’est moins une invitation au repos qu’un manifeste pour l’intensité tranquille – celle qui vient quand on a frôlé la perte et qu’on choisit de savourer chaque respiration comme un luxe retrouvé.



Prenons le temps est une halte bienvenue dans un monde qui court après son ombre. Une chanson qui dit, avec élégance et sans moraline : “Et si on arrêtait de performer la vie pour commencer à la vivre vraiment ?” »

Il faut prendre le temps d'écouter Alba Luz. Prochain rdv : le 16 avril au Cherrydon !





Le succès du Livre Africain de Paris et la vitalité de la littérature des diasporas



Le Salon du Livre Africain de Paris (SLAP), dans sa 5ᵉ édition qui s’est tenue les 21 et 22 mars 2026 au Réfectoire des Cordeliers (Quartier Latin), a été un franc succès. L’affluence était très forte.

De longues files d’attente à l’entrée, un public varié et nombreux (à dominante africaine, avec une forte présence de jeunes), des séances de dédicaces animées et des tables rondes bien fréquentées.




On pouvait noter la présence de Mandiaye Diallo, auteur de l’ouvrage novateur ‘La quatrième blessure: Pourquoi l’Afrique doit gagner la guerre numérique’ (l’Harmattan Sénégal), véritable succès de librairie. Dans ce livre, l’auteur revient sur le long cycle d’exploitation, de la traite négrière aux logiques actuelles de dépendance technologique et montre comment chaque révolution industrielle a servi les puissances étrangères. Il propose une autre voie : faire du numérique un levier d’emplois pour la jeunesse, de puissance pour les États et de dignité pour les peuples sur le sol africain.



Près de 400 auteurs et 150 éditeurs venus d’une vingtaine de pays (Afrique, Europe, Amériques, Caraïbes) était présents, dont le Bénin, pays invité d’honneur et l’Angola invité spécial.

Cette année, le thème central c’était la jeunesse africaine. Le salon s’est imposé en quelques années comme le rendez-vous incontournable de la littérature africaine et afro-descendante en Europe, servant de plateforme pour les auteurs, éditeurs et lecteurs. Il existe une littérature vivante, des diasporas africaines, l’occasion pour nous d’aller au-delà du salon avec trois suggestions.



‘Coeur Canari (ou cahier d’un retour au Gabon natal)’, un récit bref, percutant où le chanteur franco-gabonais Jann Halexander décrit son retour au Gabon après 23 ans d’absence. Il y décrit une société en plein changement suite au changement de régime politique, aborde son rapport avec les communautés LGBT locales et évoque l’enfance et l’adolescence sous la dictature Bongo.




« Les Tontons Frimeurs de Brazzaville » de l’écrivain congolais Célestin Diabangouaya, paru en octobre 2025 (son cinquième roman) est une satire sociale acide et parfois tendre qui plonge dans la diaspora congolaise (notamment à Brazzaville et en France), en mettant en lumière l’obsession du paraître, de l’ostentation et du luxe ostentatoire, souvent lié à la Sape (Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes). Un roman qui gagnerait à être davantage connu et lu, tant son écriture est remarquable.


Remarquable aussi est l’écriture de Ben Nodji dans ‘Le chemin de croix d’un troubadour’. L’écrivain français d’origine comorienne raconte le parcours sinueux et riche en rebondissements d’un troubadour (chanteur, auteur-compositeur-interprète et guitariste) qui tente de vivre de sa musique et de son art. Il nous parle de lui, évidemment et nous fait voyager dans le temps et dans les nuits parisiennes avec humour et sincérité.


Ces ouvrages sont disponibles (entre autres) sur amazon.







lundi 15 septembre 2025

'Live à l'Espace Pierre Cardin' de la chanteuse Robert : un bijou sonore

 


ROBERT est une artiste parisienne née dans les années 1960 (elle garde une certaine discrétion sur sa vie privée). Ancienne danseuse classique qui n'a pas percé dans le ballet, elle s'est tournée vers la musique et l'écriture de textes poétiques dès son jeune âge. Son pseudonyme "RoBERT" est un clin d'œil à son prénom et à une certaine androgynie artistique. Elle devient une icône underground au début des années 2000 avec son style fantaisiste et gothique, évoquant à la fois les Rita Mitsouko et Mylene Farmer. Elle draine un public fidèle qui apprécie le tragique féerique et gothique porté par sa voix cristalline et les arrangements baroques de son mari de l'époque, Matthieu Saladin, aux faux airs de Laurent Boutonnat. Ses titres phares : 'Elle se promène', 'Princesse de Rien', 'Unutma', 'Jeannette', 'Les Jupes', 'Le Prince Bleu'. 


Ses concerts sont de véritables moments de communion avec le public à travers la France et la Belgique. C'est donc une belle surprise que ce live à l'Espace Pierre Cardin (2007) disponible sur le site Bandcamp avec en ouverture son titre culte 'Les Jupes'. 6 titres, ça passe trop vite mais ça fait du bien, cela nous ramène quelques années en arrière, une autre époque, un autre monde, où nous n'étions pas empoisonnés par Tiktok, le scrolling et où les gens écoutaient un titre de 3 minutes 30 du début à la fin. 'Live à l'Espace Pierre Cardin' est un bijou sonore qui tombe à point pour accompagner notre rentrée un peu morne.

Mars 2004 : Halexander Songs de Jann Halexander (2005) : hors du temps


Le début du mois de mars 2005, la Reine Elisabeth II fait du milliardaire Bill Gates Chevalier Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique. Des milliers d'étudiants au Québec manifestent contre les économies faites par le Parti Libéral dans les bourses. En France, des milliers de Lycéens défilent contre la Loi Fillon. La ville de Pretoria en Afrique du Sud retrouve son nom original et devient Tshwane. Retour en France, à Angers, dans l'ouest,  où se déroule ce que certains médias appelleront le procès du siècle : 39 hommes et 27 femmes sont jugés pour des faits de pédophilie. 

C'est à Angers justement que le chanteur Jann Halexander, à peine la vingtaine, enregistre son premier album, ce mois de mars. 'Halexander Songs' est une curiosité complètement en décalage avec l'actualité du moment. Il y dévoile une poésie sombre, torturée sur des mélodies obsédantes et minimalistes au piano. Avec un côté cabaret parfois, comme dans 'Brasillach 1945', qui annonce 'Le poisson dans mon assiette' des années plus tard. L'album parle de métissage, de mort, de fantômes à travers les nuages ('L'Ombre Mauve'), d'inconnu-e-s qui pénètrent dans des maisons la nuit. L'actualité n'a aucune prise. L'album devient alors intemporel malgré son aspect un peu maquette. A redécouvrir. (sur bandcamp, spotify etc). 


Jann Halexander en concert à l'International Art Gallery le 16/09, Paris

jeudi 11 juillet 2024

JACKY M 'J'ADORE PARIS' : les paroles !

 

J' adore Paris






J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris


Plus de stress

Plus de stress

Fini la frousse

Fini l’angoisse

Fini psychose


Paris est très beau,

personne ne le salira

Restons tous là,

et apportons-lui notre soutien


Paris est très fort,

personne ne le détruira

Restons donc là,

et apportons-lui notre amour


Plus de peur

Plus d’horreur

Plus aucune erreur

Plus de terreur

Crions en cœur


Paris est très grand,

personne ne l’écrasera

Soyons tous là,

et apportons-lui notre soutien


Paris est très fort,

personne ne le détruira

Restons tous là,

et apportons-lui notre amour


J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris


Mais qu’est-ce que t’adore,

Place Pigalle à minuit,

Avenue des Champs-Elysées

L’Arc de triomphe


J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,


La Tour Effel

Bibliothèque François Mitterrand

Beaubourg


J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,


Le Louvre,

Montmartre

Sacré cœur,

La plus belle ville du monde


The best town of the world

The best town of the world

The Best, The Best,

The Best


J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris,


Paris capitale d’une France qui accueille,

ville pittoresque, touristique, historique

La Seine où tu te baignes

est témoin de cette beauté

que j’adore, j’adore, j’adore


J’adore Paris,

J’adore Paris,

J’adore Paris

I love you Paris

I love you Paris

lundi 17 juin 2024

L' Afrique, terre d'ovnis : exposition parisienne du 2 au 7 juillet

 


L'affiche de l'exposition est déjà culte. Elle est signée Marie-Angélique Thuillier et est inspirée de la célèbre histoire d'Ariel, au Zimbabwé, où des enfants en 1994 virent un engin et deux humanoïdes en sortir et leur parler par télépathie. Une histoire dingue ? Sans doute pour les esprits fermés. Car ce n'est qu'une histoire parmi d'autres dans la longue histoire du phénomène Ovni, une histoire parallèle à celle de l'humanité. Une histoire absurde, étrange, trouble. 

Les Ovnis, ce n'est pas Hollywood, ce n'est pas les USA, ce n'est pas un mythe moderne de la Guerre Froide mais quelque chose de mondial et ancien. 

D'où l'intérêt de cette exposition, qui se tiendra du 2 au 7 juillet à la Galerie Echomusée et qui aborde la question Ovni sur le continent africain à travers différents angles, artistique, culturel, historique etc. 



lundi 5 février 2024

'Ceci n'est pas l'Afrique 2' de Anne-Cécile Makosso-Akendengué : une plongée dans le Gabon contemporain...

 


    En avril 2010 sortait 'Ceci n'est pas l'Afrique' chez l'Harmattan. L'auteure Anne-Cécile Makosso-Akendengué nous parlait de ses vingt ans passés au Gabon en tant que femme française expatriée mariée à un Gabonais. Sans nostalgie et parfois avec humour, elle s'exprimait sur ce qui l'entourait, s'attardant sur des vues du pays, des situations souvent surprenantes, la vie de tous les jours, loin de certains clichés habituels. Cet ouvrage fut un petit succès d'édition.

       Qui méritait une suite.

    C'est chose faite avec 'Ceci n'est pas l'Afrique 2' qui vient de paraître sur amazon en version numérique et brochée. Un ouvrage encore plus fourni, une analyse de la société gabonaise (expatriés inclus), la vie à Libreville, les alentours, Port-Gentil, les mentalités, la dictature gabonaise longtemps prégnante (jusqu'à il n'y a pas longtemps), les préjugés des français sur l'Afrique, où c'est bien connu, on est sensé croiser un éléphant à chaque coin de rue. Et puis le temps, la nature, les week-end à la plage, le coût de la vie. Anne-Cécile Makosso-Akendengué nous plonge dans un Gabon contemporain et c'est passionnant. C'est une lecture idéale et complémentaire avec un guide touristique sur le pays.