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lundi 30 mars 2026

Le succès du Livre Africain de Paris et la vitalité de la littérature des diasporas



Le Salon du Livre Africain de Paris (SLAP), dans sa 5ᵉ édition qui s’est tenue les 21 et 22 mars 2026 au Réfectoire des Cordeliers (Quartier Latin), a été un franc succès. L’affluence était très forte.

De longues files d’attente à l’entrée, un public varié et nombreux (à dominante africaine, avec une forte présence de jeunes), des séances de dédicaces animées et des tables rondes bien fréquentées.




On pouvait noter la présence de Mandiaye Diallo, auteur de l’ouvrage novateur ‘La quatrième blessure: Pourquoi l’Afrique doit gagner la guerre numérique’ (l’Harmattan Sénégal), véritable succès de librairie. Dans ce livre, l’auteur revient sur le long cycle d’exploitation, de la traite négrière aux logiques actuelles de dépendance technologique et montre comment chaque révolution industrielle a servi les puissances étrangères. Il propose une autre voie : faire du numérique un levier d’emplois pour la jeunesse, de puissance pour les États et de dignité pour les peuples sur le sol africain.



Près de 400 auteurs et 150 éditeurs venus d’une vingtaine de pays (Afrique, Europe, Amériques, Caraïbes) était présents, dont le Bénin, pays invité d’honneur et l’Angola invité spécial.

Cette année, le thème central c’était la jeunesse africaine. Le salon s’est imposé en quelques années comme le rendez-vous incontournable de la littérature africaine et afro-descendante en Europe, servant de plateforme pour les auteurs, éditeurs et lecteurs. Il existe une littérature vivante, des diasporas africaines, l’occasion pour nous d’aller au-delà du salon avec trois suggestions.



‘Coeur Canari (ou cahier d’un retour au Gabon natal)’, un récit bref, percutant où le chanteur franco-gabonais Jann Halexander décrit son retour au Gabon après 23 ans d’absence. Il y décrit une société en plein changement suite au changement de régime politique, aborde son rapport avec les communautés LGBT locales et évoque l’enfance et l’adolescence sous la dictature Bongo.




« Les Tontons Frimeurs de Brazzaville » de l’écrivain congolais Célestin Diabangouaya, paru en octobre 2025 (son cinquième roman) est une satire sociale acide et parfois tendre qui plonge dans la diaspora congolaise (notamment à Brazzaville et en France), en mettant en lumière l’obsession du paraître, de l’ostentation et du luxe ostentatoire, souvent lié à la Sape (Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes). Un roman qui gagnerait à être davantage connu et lu, tant son écriture est remarquable.


Remarquable aussi est l’écriture de Ben Nodji dans ‘Le chemin de croix d’un troubadour’. L’écrivain français d’origine comorienne raconte le parcours sinueux et riche en rebondissements d’un troubadour (chanteur, auteur-compositeur-interprète et guitariste) qui tente de vivre de sa musique et de son art. Il nous parle de lui, évidemment et nous fait voyager dans le temps et dans les nuits parisiennes avec humour et sincérité.


Ces ouvrages sont disponibles (entre autres) sur amazon.







lundi 5 février 2024

'Ceci n'est pas l'Afrique 2' de Anne-Cécile Makosso-Akendengué : une plongée dans le Gabon contemporain...

 


    En avril 2010 sortait 'Ceci n'est pas l'Afrique' chez l'Harmattan. L'auteure Anne-Cécile Makosso-Akendengué nous parlait de ses vingt ans passés au Gabon en tant que femme française expatriée mariée à un Gabonais. Sans nostalgie et parfois avec humour, elle s'exprimait sur ce qui l'entourait, s'attardant sur des vues du pays, des situations souvent surprenantes, la vie de tous les jours, loin de certains clichés habituels. Cet ouvrage fut un petit succès d'édition.

       Qui méritait une suite.

    C'est chose faite avec 'Ceci n'est pas l'Afrique 2' qui vient de paraître sur amazon en version numérique et brochée. Un ouvrage encore plus fourni, une analyse de la société gabonaise (expatriés inclus), la vie à Libreville, les alentours, Port-Gentil, les mentalités, la dictature gabonaise longtemps prégnante (jusqu'à il n'y a pas longtemps), les préjugés des français sur l'Afrique, où c'est bien connu, on est sensé croiser un éléphant à chaque coin de rue. Et puis le temps, la nature, les week-end à la plage, le coût de la vie. Anne-Cécile Makosso-Akendengué nous plonge dans un Gabon contemporain et c'est passionnant. C'est une lecture idéale et complémentaire avec un guide touristique sur le pays.

dimanche 11 août 2019

#lecturesestivales : les romans de l'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué




Voilà. Nous sommes en plein coeur de l'été. Pourquoi ne pas en profiter pour lire, que ce soit à la plage, en montagne, dans une maison de campagne ? Alors nous à la rédaction nous proposons de lire/relire les romans de l'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué : 'Mathilde et son pianiste', 'Ceci n'est pas l'Afrique' (son roman le plus célèbre), 'Paysages intérieurs' ou encore le touchant 'Louisette s'invite à notre table'. De beaux moments en perspective. L'univers de l'écrivaine évoque les esquisses japonaises. On a l'impression d'un vol en surface,  et pourtant des images, des mots, des saveurs restent des jours après avoir refermé le bouquin.



A noter que l'écrivaine est aussi dessinatrice, on peut contempler les dessins à l'image de ses romans sur instagram. Des dessins faussement naïfs qui trouvent régulièrement des acheteurs. Nous avons choisi un de ses dessins avec son autorisation pour représenter notre blog. Nous la remercions encore vivement. 






 En 2020, on fêtera les dix ans du roman 'Ceci n'est pas l'Afrique', roman culte où l'écrivaine raconte sa vie de française au Gabon sur vingt ans. Affaire à suivre.